Je lis : des ratures.
Je cite : «On met tellement de temps à devenir adulte, c'est toujours trop tard, et la vie se venge en nous infligeant des peines qui ne s'effacent pas et des remords affreusement amers.» (Frédéric Mitterrand)
(mis à jour dimanche 18 novembre 2007 à 08:58)

16/04/2008

16/04/08 - 22:00

"Dieu est un salaud" ou Conte de fée



" À trente ans, Ophélie Labourette supplantait dans la hideur et la disgrâce les culs de cynocéphales les plus tourmentés. Elle était intensément laide de visage et de corps, et le plus naturellement du monde, c'est-à-dire sans que jamais le moindre camion ne l'eût emboutie, ni qu'un seul virus à séquelles déformantes n'y creusât jamais ses ravages. Elle était vilaine par la grâce de Dieu, marquée à vie au saut de l'utérus. " (La suite est ici )

Pierre Desproges, "La belle histoire du crapaud-boudin"


Je le savais. Je le savais! C'est une véritable malédiction, de la sorcellerie, de la magie noire ou blanche: quand on met le nez dans Desproges, si je puis dire, on a envie de tout relire, et de tout citer! De tout offrir, aussi. Depuis quinze jours, j'ai déjà offert trois de ses intégrales à des proches.

Passons. "La belle histoire du crapaud-boudin" est de ces textes qui me font hurler de rire, oserai-je le dire, à me rouler par terre. Et puis, quel autre humoriste que Desproges pourrait bien utiliser dans un sketch ou dans un texte l'adjectif "inextinguible"?


Note à toi, improbable lecteur: tu apprécieras, avec bienveillance et bonhomie, le nom que Desproges choisit de donner à la fée...

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"Il n'y a pas à avouer qu'on en est, parce que ce n'est pas une faute. Il n'y a pas à proclamer qu'on en est parce qu'il n'y a pas là de quoi tirer une fierté. Il y a simplement à dire qu'on en est parce que c'est comme ça. Ni honte, ni prosélytisme... Dire l'homosexualité, c'est la déculpabiliser." Jean-Louis Bory (1919-1979)

"J'ai couru après le temps
Il portait un manteau de pluie
J'ai déchiré en l'approchant
Un bout de tissu et depuis

C'est à minuit que ça arrive
Quand vous passez au jour suivant
Moi je reste sur l'autre rive
Pour une minute encore vivant

Une minute pour se faire la belle
Avoir la lune sous mes semelles
Et les cheveux dans les étoiles..."



Renan Luce, "24h01" (extrait), 1960







Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.


(Poème attrué à Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.)