Je lis : des ratures. Je cite : «On met tellement de temps à devenir adulte, c'est toujours trop tard, et la vie se venge en nous infligeant des peines qui ne s'effacent pas et des remords affreusement amers.» (Frédéric Mitterrand) (mis à jour dimanche 18 novembre 2007 à 08:58)
Dans ma bloglist, ou ma friendlist ou ma hotlist - je m'y perds - ce soir, il y a un nouveau mec, qui s'appelle Consommable.
Drôle de pseudo, hein? Que je n'aime pas trop...
En même temps...
Un mec comme ça, je me demande si ça existe vraiment. Ce genre de mecs, moi, au boulot, dans la rue, au supermarché, au théâtre, au ciné ou même au parcours santé, je n'en croise jamais. Mais alors vraiment jamais!
Ce pseudo, "Consommable", me fait peur: il m'évoque une mise à mort, à tout le moins une disparition revendiquée, provoquée voire désirée.
Et puis, comme je le disais tout à l'heure à l'un de mes aimables correspondants, je ne cours pas après les mecs trop désirables. Parce qu'ils n'ont généralement que faire de moi? Sans doute. Mais aussi parce qu'ils m'ennuient. Les deux ou trois top-modèles que j'ai pu croiser, dans des bars spécialisés pour les hommes qui aiment les hommes ou dans mon lit, mp'ont assumé de leur suffisance, de leur fatuité, et m'ont filé une sacrée envie de dormir!
Bah, je peux faire le malin et frienlister ou hotlister à la "va comme je te pousse", la beauté officielle, je veux dire, celle du milieu gay, je m'en fous un peu. Je ne cherche pas à consommer, non, non, ni à être consommé.
Je ne bluffe pas en disant que je recherche, bien plutôt que le cliché, le caractère, la personnalité, l'émotion, l'histoire (le passé), la sexualité. Le plus beau de mes amants ne ressemblait à rien, dirait S. Mais justement...
Il n'empêche que, ce soir, j'ai mis ce consommable dans l'une de mes sacrées putains de listes stupides et ineptes!
Note à benêts: Et là, Jérôme, qui se tape des heures de films asiatiques chiants à mourir dans le simple espoir d'apercevoir le braquemart du jeune vigile de la rue du Taur, à Toulouse, va intervenir pour me balancer une grosse saloperie! Mais non, Jérôme, je parle d'amour, là: vous ne l'avez pas compris?!
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Et puisque vous parlez de la rue du Taur, pour vos nombreux lecteurs toulousains, notez qu'en ce moment on peut y voir ça : http:///
>Jérôme: Bah, c'est juste une image, hein.
>Vorpal: Jérôme aime apparemment les grosses matraques.
>Arpad: Vous êtes délicieux.
>Calinocub: Bien d'accord avec vous. :)
z'avez eu de la chance ... vous avez au moins eu l'occasion d'avoir des mecs désirables dans votre lit ;-)
Je me méfie toujours des grosses matraques ... car cela tourne souvent à la dictature .
Je préfère le pouvoir des fleurs ;-)
vorp, je ne cours plus du tout ! Je ne sais pas pourquoi, mais ce pervers de griffin en fait une obsession depuis qu'il a lu une ligne anodine, il y a deux ans dans mon blog. Il remet ce pauvre vigile sur le tapis systématiquement, alors qu'il a disparu de mon champs de vision depuis des mois. "Il a la lubie pérenne", en effet !
"Il n'y a pas à avouer qu'on en est, parce que ce n'est pas une faute. Il n'y a pas à proclamer qu'on en est parce qu'il n'y a pas là de quoi tirer une fierté. Il y a simplement à dire qu'on en est parce que c'est comme ça. Ni honte, ni prosélytisme... Dire l'homosexualité, c'est la déculpabiliser." Jean-Louis Bory (1919-1979)
"J'ai couru après le temps
Il portait un manteau de pluie
J'ai déchiré en l'approchant
Un bout de tissu et depuis
C'est à minuit que ça arrive
Quand vous passez au jour suivant
Moi je reste sur l'autre rive
Pour une minute encore vivant
Une minute pour se faire la belle
Avoir la lune sous mes semelles
Et les cheveux dans les étoiles..."
Renan Luce, "24h01" (extrait), 1960
Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
(Poème attrué à Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.)
05/05/08 - 23:37
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