Je lis : des ratures. Je cite : «On met tellement de temps à devenir adulte, c'est toujours trop tard, et la vie se venge en nous infligeant des peines qui ne s'effacent pas et des remords affreusement amers.» (Frédéric Mitterrand) (mis à jour dimanche 18 novembre 2007 à 08:58)
"5 heures du mat' j'ai des frissons,
Je claque des dents et je monte le son,
Seul sur le lit
Dans mes draps bleus froissés
C'est l'insomnie,
Sommeil cassé."
Quatre heures du matin
C'est l'instant le plus lourd
Les portes sont fermées
Les fenêtres sont vides
Il faut faire son choix
Elles arrivent les rides
Il va bientôt faire jour
Il fait déjà presque froid
Et je veux te dédier
Ma migraine, mon ennui
Le début de ma haine
Et le fond de mon orgie
Quatre heures du matin
C'est l'un des derniers verres
Dans les ombres étranges
Et les bouteilles vides Il va falloir sortir
Dans cette rue humide
Là où le vieux malaise
Me fait presser le pas
Et je veux te dédier
Ma migraine, mon ennui
Le début de ma haine
Et le fond de mon orgie
Quatre heures du matin
Et quelque part là-bas
Le soleil d'aube larmoie
Je vais bientôt courir
Et me jeter vers toi
Je viens m'anéantir
Me sourire dans tes bras
Et je veux te dédier
Ma migraine, mon ennui
Le début de ma haine
Et le fond de mon orgie
****
QUATRE HEURES DU MATIN (1970)
Texte: Maurice Vallet,
musique: Julien Clerc
"Il n'y a pas à avouer qu'on en est, parce que ce n'est pas une faute. Il n'y a pas à proclamer qu'on en est parce qu'il n'y a pas là de quoi tirer une fierté. Il y a simplement à dire qu'on en est parce que c'est comme ça. Ni honte, ni prosélytisme... Dire l'homosexualité, c'est la déculpabiliser." Jean-Louis Bory (1919-1979)
"J'ai couru après le temps
Il portait un manteau de pluie
J'ai déchiré en l'approchant
Un bout de tissu et depuis
C'est à minuit que ça arrive
Quand vous passez au jour suivant
Moi je reste sur l'autre rive
Pour une minute encore vivant
Une minute pour se faire la belle
Avoir la lune sous mes semelles
Et les cheveux dans les étoiles..."
Renan Luce, "24h01" (extrait), 1960
Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
(Poème attrué à Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.)
06/06/08 - 01:50
Quatre heures du matin
C'est l'instant le plus lourd
Les portes sont fermées
Les fenêtres sont vides
Il faut faire son choix
Elles arrivent les rides
Il va bientôt faire jour
Il fait déjà presque froid
Et je veux te dédier
Ma migraine, mon ennui
Le début de ma haine
Et le fond de mon orgie
Quatre heures du matin
C'est l'un des derniers verres
Dans les ombres étranges
Et les bouteilles vides Il va falloir sortir
Dans cette rue humide
Là où le vieux malaise
Me fait presser le pas
Et je veux te dédier
Ma migraine, mon ennui
Le début de ma haine
Et le fond de mon orgie
Quatre heures du matin
Et quelque part là-bas
Le soleil d'aube larmoie
Je vais bientôt courir
Et me jeter vers toi
Je viens m'anéantir
Me sourire dans tes bras
Et je veux te dédier
Ma migraine, mon ennui
Le début de ma haine
Et le fond de mon orgie
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QUATRE HEURES DU MATIN (1970)
Texte: Maurice Vallet,
musique: Julien Clerc
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